D’où vient le thé puerh ?

Originaire du Yunnan, en Chine, le thé Pu-erh a une histoire ancienne de plus de 2 000 ans. La légende veut que le Pu-erh ait été cultivé pour la première fois par un grand-père qui voulait préserver un thé de grande qualité pour ses petits-enfants.

La genèse du thé Pu-erh

Une autre version raconte que le thé est apparu accidentellement après qu’une énorme quantité de feuilles de thé ait été cueillie afin de les offrir à l’Empereur. Mais elles ont été oubliées et quand, des années plus tard, les fonctionnaires les ont redécouvertes, ils se sont rendu compte que le thé n’était pas gâché mais au contraire avait un goût merveilleux. Cette longévité exceptionnelle a forgé l’idée d’un thé pouvant allonger l’espérance de vie, et il est devenu une “arme secrète” de l’empereur.

Peu importe l’origine réelle, qui reste brouillée par le mythe et la magie, la tradition du thé à expérimenter soi-même est désormais accessible à tous.

Les différents types de thés Pu-erh

On distingue deux types de Pu-erh : le Sheng Pu-erh (le type brut ou vert) et le Shu Pu-erh (le type mûr ou noir). Les thés Shu et Sheng Pu-erh sont tous deux fabriqués à partir d’un thé séché au soleil appelé Saiqing Mao Cha. Le thé cueilli au printemps est recherché pour sa saveur de qualité, bien que celui de la saison d’automne ait un arôme beaucoup plus fort.

Après la fermentation et la torréfaction, le thé pu-erh est vieilli, souvent pendant de nombreuses années, ce qui lui donne sa couleur foncée et sa saveur audacieuse et douce.

Le thé Pu-erh se propage à travers la Chine

Sa popularité s’est répandue comme une traînée de poudre dans sa région d’origine, le sud du Yunnan. Très vite, la célèbre route du “thé et du cheval”, Chamadao, est devenue une route commerciale très populaire entre les habitants du Yunnan et les bouddhistes du Tibet. Les nobles chinois avaient besoin de chevaux pour le transport des marchandises, ce que les moines leurs fournissaient en échange de thé fermenté.

Les dynasties Yuan (1271 – 1368) et Ming (1368-1644) qui ont suivi ont continué à développer cet axe commerciale, peu à peu envahie par les colporteurs et les piétons qui se multiplièrent le long du chemin qui s’élevait haut dans les montagnes pleines de neige et de glace. Des sentiers mystérieux traversaient ce paysage, parfois creusés à même le flanc de falaise. Cette route légendaire a donné lieu à une myriade d’histoires et de mythes : fantômes de sages errants, apparitions, etc.

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Les Tibétains avaient un style intéressant qui consistait à mélanger le Pu-erh avec du beurre de yak avant de le déguster. Cette tradition perdure encore aujourd’hui.

Depuis 2003, le Pu-erh est officiellement défini comme “un produit fermenté à partir de thé vert à grandes feuilles cueilli dans la province du Yunnan“. Le thé peut se boire dans une gourde. Le terme “grandes feuilles” est spécifié parce que, étonnamment, les buissons du Yunnan sont de la variété Assamicas, par opposition au Camellia Sinensis habituel.

Author: Fred